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Atlético de Madrid : Les ventes XXL de la cantera, de Torres à Saúl – un modèle économique en question

Publié le 2 septembre 2026
Atlético de Madrid : Les ventes XXL de la cantera, de Torres à Saúl – un modèle économique en question
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⏳ L’actu en bref

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L’Atlético de Madrid a transformé sa cantera en véritable machine à cash. De Fernando Torres à Saúl Ñíguez, en passant par Lucas Hernández ou Rodri, le club colchonero a encaissé des sommes colossales. Mais ce modèle soulève une interrogation légitime : à quel prix sportif ?

📌 L’essentiel

  • L’Atlético de Madrid a généré plusieurs centaines de millions d’euros grâce aux ventes de joueurs formés au club, de Torres à Saúl.
  • Le club colchonero a vu des talents majeurs quitter la capitale espagnole, dont certains sont devenus des références mondiales.
  • Ce modèle économique efficace pose la question de la viabilité sportive à long terme pour un club aux ambitions régulières en Ligue des Champions.
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L’Atlético de Madrid, une pépinière à plusieurs centaines de millions d’euros

L’Atlético de Madrid n’a pas son pareil pour former et vendre. Depuis le départ fracassant de Fernando Torres vers Liverpool pour 38 millions d’euros en 2007, le club rojiblanco a transformé sa cantera en véritable trésorerie. Une politique assumée, presque industrielle, qui a permis de financer les ambitions d’un club désormais installé parmi l’élite européenne.

Les chiffres donnent le vertige. Entre les transferts secs, les plus-values déguisées et les clauses libératoires bien négociées, l’Atlético a engrangé des sommes considérables. Un modèle qui fait des émules, mais qui interroge sur la capacité du club à conserver un socle compétitif durable.

De Torres à Saül : une longue liste de départs record

Fernando Torres a ouvert la voie en 2007. Liverpool débourse 38 millions d’euros pour s’offrir le prodige de Fuenlabrada, formé depuis l’enfance à la cantera rojiblanca. À l’époque, le transfert paraît stratosphérique pour un attaquant de 23 ans. Il deviendra pourtant capitaine des Reds et champion du monde 2010 avec l’Espagne.

Depuis, l’hémorragie ne s’est jamais vraiment arrêtée. Sergio Agüero, parti à l’Atlético en provenance d’Independiente avant d’être cédé à Manchester City pour 40 millions en 2011, a marqué l’histoire des Citizens. Plus récemment, Lucas Hernández a rejoint le Bayern Munich pour 80 millions d’euros en 2019, avant de filer au PSG. Rodri, transféré à Manchester City pour 70 millions en 2019, est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs milieux défensifs au monde, Ballon d’Or 2024 en prime.

Et la liste continue : Theo Hernandez au Real Madrid puis à l’AC Milan, Oliver Torres, Carlos Domínguez, ou encore Saúl Ñíguez, prêté à Chelsea en 2021 avant de revenir à Madrid puis d’être cédé. Chaque départ laisse une trace dans l’effectif, mais alimente les caisses.

Un modèle économique brillant, mais jusqu’à quand ?

Le paradoxe est saisissant. L’Atlético de Madrid, champion d’Espagne en 2014 et 2021, vainqueur de l’Europa League à plusieurs reprises, demi-finaliste régulier de la Ligue des Champions, doit une part significative de ses succès à un recrutement astucieux. Mais ce recrutement est, en partie, financé par les ventes massives de joueurs formés au club.

Diego Simeone, entraîneur emblématique du club depuis 2011, a su compenser ces départs par des achats ciblés. Griezmann, arrivé en 2014, est devenu l’idole du Wanda Metropolitano. Mais le Français lui-même est parti au FC Barcelone avant de revenir. L’équilibre est fragile.

La question qui fâche : l’Atlético vend-il trop ?

Le Real Madrid envisagerait de rompre un pacte implicite avec l’Atlético concernant la formation des jeunes talents, une information relayée récemment. Si une telle rupture se confirmait, elle priverait l’Atlético d’un vivier informel de joueurs madrilènes qui choisissent parfois le voisin plutôt que la Maison Blanche.

La récente cession de Malick Fofana à Sunderland pour 25 millions d’euros, ou encore le départ d’Enzo Fernández vers Manchester City, illustrent une tendance de fond : les clubs formateurs doivent vendre pour survivre dans un marché inflationniste. L’Atlético n’échappe pas à la règle.

Reste une question stratégique : à force de vendre ses meilleurs éléments, ne risque-t-on pas de tuer la poule aux œufs d’or ? La formation coûte cher, demande du temps et des infrastructures. Sans matière première, le modèle s’effondre.

Les exceptions qui confirment la règle

Certes, tous les produits de la cantera ne finissent pas au placard. Koke, Saul avant ses déboires, ou encore les jeunes actuellement en équipe première témoignent de la vitalité du centre de formation. Mais les exceptions sont rares, et le modèle reste fondamentalement orienté vers la vente.

L’Atlético de Madrid a fait de sa cantera un outil économique de premier plan. Entre l’épopée de Torres à Liverpool et le prêt de Saúl à Chelsea, c’est toute une philosophie qui se dessine : former vite, bien, et vendre au bon moment. La question est désormais de savoir si ce modèle, aussi brillant soit-il sur le plan comptable, peut garantir une compétitivité sportive durable dans un football européen toujours plus exigeant.

« « L’Atlético a bâti un modèle de rentabilité remarquable, mais vendre ses meilleurs produits à répétition finit toujours par laisser des trous. À un moment, il faut que le recrutement compense, et c’est là que tout se joue. » – Hugo Quirante, économiste du sport à l’ESADE »

Quel est le transfert le plus élevé issu de la cantera de l’Atlético ?

Lucas Hernández détient le record avec un transfert à 80 millions d’euros vers le Bayern Munich en 2019, suivi de près par Rodri, parti à Manchester City pour 70 millions la même année.

L’Atlético de Madrid vend-il plus que les autres clubs espagnols ?

L’Atlético a effectivement développé un modèle économique très orienté vers la valorisation de sa cantera, mais le Real Madrid, Villarreal ou encore la Real Sociedad pratiquent également une politique de vente active, bien qu’avec des volumes et des montants différents.

💰 Cotes du match

Joueur Destination Année Montant
Fernando Torres Liverpool 2007 38 M€
Sergio Agüero Manchester City 2011 40 M€
Lucas Hernández Bayern Munich 2019 80 M€
Rodri Manchester City 2019 70 M€
Photo de Moussa JDF Expert
Rédacteur en Chef

Moussa JDF

Développeur web de métier et encyclopédie du ballon rond par passion. Biberonné aux premiers FIFA et ISS sur Megadrive et Super Nintendo, Moussa allie aujourd'hui son amour pour l'histoire du football à son expertise informatique. Sur Joueur De Foot, il a conçu une architecture sur-mesure pour vous livrer les statistiques, l'actualité en direct et la data en temps réel, tout en gardant l'œil aiguisé d'un véritable puriste.

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